Quelques sujets pour vous

EPS????!

 

 

 

Voici une question que tous les acteurs du monde éducatifs et ceux notamment proche de l'EPS se posent depuis des lustres ! Mais ont-ils apporté une réponse à cette vaste question ?

Edito...

L'EPS...

Cette discipline scolaire occupe le plus clair de mon temps (je suis enseignant d'EPS). J'entends ici et là les commentaires désabusés de dizaines de personnes me disant "(...) Ouais, t'as la bonne planque, dans un gymnase, tu lances un ballon, et puis voilà !". Et moi de surenchérir "mais oui t'as tout a fait compris, change de métier et fait prof de ballons, t'as l'air doué!".

Oui mais voilà la réalité n'est pas si simple.
Oh là là, vous vous dites que ce jeune trou du c.. va nous faire la morale, que c'est un métier super dur, etc.
Eh bien pas tout à fait !
C 'est vrai que je suis fonctionnaire, que j'ai beaucoup de vacances, que je fais seulement 20h par semaines, de 4 à 6 heures de boulots par jour. Oui je ne changerai ma place pour rien au monde, mais pas pour les raisons que je viens d'énoncer. Parce que mon "trip" c'est d'être avec des gamins et de faire du sport avec eux, et même peut être davantage encore... Alors pourquoi avoir choisi l'enseignement plutôt que le professorat de sport (pour les néophytique, ce diplôme est sous tutelle du Ministère Jeunesse et Sport), ou directeur d'un centre de loisir sportif ?
Eh bien tout simplement parce que j'ai l'ambition (un peu folle et prétentieuse) de vouloir un peu changer le monde et d'aider des gamins à s'en sortir, à progresser, à évoluer, à s'épanouir.
Lorsque je dis "changer le monde", je ne prétends pas le faire à une échelle inter-planétaire, mais plutôt à une échelle locale, de proximité, avec mes élèves.

Vous allez vous apercevoir que dans ces quelques pages, l'EPS n'a pas tout a fait la tête que vous lui attribué habituellement. Il ne s'agit pas non plus d'une campagne de réhabilitation d'une discipline considérée comme secondaire par le monde scolaire (peut être pas tous officiellement mais officieusement...). Mais je crois qu'il peut être important de permettre une certaine transparence de la discipline en permettant à tout un chacun de voir en quoi consiste l'EPS. Je ne cherche pas à vous convaincre de quelque chose qui n'existe pas. Je veux simplement vous présenter les choses telles qu'elles sont ! Ce sera à vous de vous faire une opinion.

Pourtant un constat fait peur : de moins en moins de jeunes pratiquent un sport, et l'école (en EPS mais également en UNSS) reste l'un des derniers lieux où tout le monde peut avoir une éducation corporelle.

J'aime à me répéter cette phrase : "mens sana in corpore sano" : un esprit sain dans un corps sain... Que veut dire être magnifiquement intelligent si on est un débile moteur, et vice-versa, être le plus athlète de tout les temps et être analphabète.

Voici l'une de mes prétention, concourir à un bien être mentale et physique, et peu être que cette plénitude passe par une éducation physique.
Voilà pourquoi j'ai choisi l'école comme lieu d'expression, afin de pouvoir façonner des être vierges de tous idéaux, de tous préjugés, avec une soif d'apprendre et de jouer incroyable. Leur donner les outils pour se forger leur personnalité de demain.

 

"Qu'est-ce que c'est que ce prof de gym qui fait du sport en EPS", "prof de gym", "prof de sport" ... Ces phrases proviennent des personnes de tout horizon... Elles montrent bien la confusion qu'il peut exister lorsqu'on veut parler de l'EPS. Or, à l'heure actuelle, heure où la place de l'EPS est solidement encrée à l'école, il conviendrait que tous le monde sache ce que l'on y fait réellement et enfin cesser de se passer des "on dit" et autres rumeurs dégradantes.

C'est ce que nous allons tenter de faire ici. Non à la manières des grands sociologues, philosophes, IPR, etc. Non, non, non ! Tous simplement, l'explication (scientifique, sociologique, etc.) de Juju (le ouaibmaster), qui sans trop se prendre la tête va tenter d'éclaircir cette discipline en la lavant tous les mots (maux !) (et vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point il y a l'art et la manière de se prendre la tête sur la définition de mots dans cette discipline) et autres définitions qui viennent compliquer les pensées et idées du commun des mortels ! Vous l'aurez compris, la tâche s'avère rude et longue mais je vais essayer de faire rapide et clair pour ce méli-mélo soit le plus intelligible, transparent et compréhensible possible !

 

 

TENTATIVE N° 1
27.03.2002
(Etant donné la complexité de la tâche, je doute fort qu'il s'agisse de mon seul essai !, et comme toute chose, l'EPS évolue également !)

 

Définition.

L'EPS est une éducation du corps et de l'esprit. Une éducation physique qui se fait par le biais d'activités physiques, sportives et artistiques diverses et variées mais également complémentaires. Par éducation nous allons entendre une action d'apprentissage de phénomènes sociaux culturellement reconnus.

 

Ça sert à quoi ?
Objectifs de l'EPS.

Il faut quand même citer tous les objectifs de nos programmes :

La première visée : le développement des capacités nécessaires aux conduites motrices.
La seconde visée: l' acquisition, par la pratique, des compétences et connaissances relatives aux activités physiques, sportives et artistiques.
La troisième visée : l'accès aux connaissances relatives à l'organisation et à l'entretien de la vie physique.

Un p'tit coup de décodeur ? Oui.
Bon, allons y !

 

Qu'apprend-on en EPS ?
On y fait quoi ?

Les APSA supports et moyens de l'EPS.

Les différentes activités physiques sont l'occasion pour l'élève de se confronter à une immensités de situations (de la découverte à la performance) lui permettant un certain épanouissement. Elle permet au delà de cela d'accéder à un objet culturel : le sport (qui se décline est activités physiques sportives et artistiques = APSA). Phénomène de société important puisque le nombre de pratiquants (en fédération, association, ou occasionnels non fédéral) ne cesse d'augmenter. Mais l'école demeure l'un des derniers bastions où l'enfant pratique une activité physique de manière obligatoire. D'où un enjeu de société important (nous y reviendrons plus tard).
C'est avant tout un moyen fondamental de découverte de son corps et de ses possibilités. L'éventail très important des APSA présentes dans la société contemporaine permet à tous les élèves de pouvoir acquérir un certains nombre de compétences et de pouvoir réussir.

Avant de continuer, il et bon de préciser un petit concept : celui de compétence. Il est très récurrent dans notre discipline puisque toutes les acquisitions des élèves sont formulées en terme de compétences (exemple : agir en sécurité pour soi et pour les autres, se reconnaître attaquant de défenseur, etc.). Une compétence est un ensemble de ressources (habiletés motrices, méthodologiques, etc.) qui sont structurées et conscientes et qui permettent d'être efficace dans une tâche donnée.
On a donc des compétences spécifiques (propre à une activité), des compétences de groupes (propres à un groupe d'activité), et des compétences générales (communes à toutes les activités).

L'ensemble des APSA supports pour l'EPS sont donc prises dans la société actuelle et elles sont regroupées en 8 groupes d'activités : Activités coopération et d'opposition : sports collectifs ; Activités d'opposition duelle : sports de raquettes ; Activités gymniques ; Activités physiques artistiques ; Activités aquatiques ; Activités athlétiques ; Activités physique de pleine nature (APPN) ; Activités physiques de combats.

Il en découle un certain nombre de conséquences d'un tel classement : chaque activité possède au delà de son identité propre (et des compétences spécifiques qu'elle génère) des caractéristiques communes lui permettant l' acquisition de compétences plus larges, dépassant la stricte pratique de l'activité.

Avec l'acquisition de compétences, l'élève se construit une identité physique, une culture physique, une éducation physique.
Elles est de trois types :
A court terme, elle lui permet de pouvoir réponde à un problème posé dans l'activité pratiquée,
A moyen terme, elle permet de progresser tout au long de la scolarité,
A long terme, elle permet une pratique d'activités sportives après l'école.

Car la vrai vocation, le but suprême pour l'EPS est de donner aux élèves les moyens de pratiquer une activité physique en dehors de l'école en lui en donnant les outils, les grands principes. Construire à l'école une pratique physique d'adulte, ne voulant pas forcément adhérer à une association. On appelle cela le Savoir gérer sa vie physique.

Oui mais tout cela serait bien trop facile (!) sans quelques difficultés.

 

Les principales difficultés.

Enseigner - éduquer (ou socialisation/apprentissage) : De nos jours, le débat de fond concerne la part d'éducation et la part d'enseignement présente dans une leçon. En effet, la socialisation touche toute sorte de chose (solidarité, autonomie, responsabilité, politesse, etc.) alors que l'enseignement se concentre sur la discipline et les apprentissages. Certes les deux notions sont complémentaires et s'entremêlent largement. Mais Comment enseigner, avancer dans sa discipline s'il faut sans cesse "fliquer" les élèves, car leur rapport à la loi et aux sanctions s'est considérablement dégradé.

Les représentations des élèves : La plupart du temps, les élèves connaissent les activités pratiquées d'une part parce qu'ils les pratiquent peut-être eux-même en club, ou d'autre part parce qu'ils ont vu quelques images à la télévision et entendu et lu quelques récits dans d'autres médias. Et c'est là que réside la difficulté. Chaque élève n'est pas neutre ! Il va aborder une activité avec une représentation qui lui est propre (autant de représentations que d'élèves ! ). Le but du jeu va donc être de recréer une activité pour que chacun puisse l'identifier et la reconnaître comme telle. Vous l'aurez compris l'adaptation scolaire des APSA est une vaste sinécure ! Il faut garder l'essentiel de l'activité, sans la dénaturer, afin qu'elle garde tout son sens.

Les ressources des élèves : Malheureusement pour nous, tous le monde ne naît pas à armes égales. En effet, il y a une grande par d'innée (ce qui ne peut pas se moduler) dans les capacités et les habiletés motrices des élèves. De plus, l'éducation de 0 à 6 ans est primordiale : par la grande variété des stimuli présentés à un enfant, on permet son développement dans toutes ses dimensions.
Nous devons donc faire face à une immense hétérogénéité des niveaux de pratiques (du débutant, au confirmé - expert).
Mais cette hiérarchie n'est pas immuable (heureusement) et quelqu'un qui a d'énormes difficultés dans une APSA, ne les a pas forcément dans toutes. Les meilleurs exemple proviennent des activités gymniques (mini-trampoline), aquatiques (natation) et APPN (escalade) où l'émotion prend une grande part à la façon de pratiquer et à tendance à renverser toutes les idées reçues sut les ressources de tel ou tel élève qui peut parfaitement se révéler ou alors être inhibé.